uneplume-durhum:

L’industrie américaine de la guerre selon George Carlin, ou la préséance des intérêts privés en politique

Ce monsieur. Mais quel homme. Et c’est du stand-up “comic” dont il a fait sa vie. Drôle, oui, mais plus. Satyrique et noir parfois, il choquait non pas seulement par sa manière crue de parler, comme certains humoristes le font, mais aussi par le contenu, cette petite bibite insaisissable qui manque cruellement à beaucoup.

Avec l’oncle Sam qui s’apprête à se voir élire un nouveau chef militaire, un nouveau président, cette idée d’intérêts subversifs qui importent, en poids politique comme économique, plus que le vote citoyen, qui importe plus que la démocratie, cette idée donc, revient à la charge.

Cela soulève chez moi un malaise passager mais poignant, comme quoi quelque chose ne tourne pas rond dans la structure du monde.Comme s’il était un peu croche, pentu, la charpente travailler par de malins termites voraces.

Sur ce, bonne élection américaine, que vous y participiez ou que vous ne soyez que spectateur de ce qui, de notre côté de la frontière, est un bien bon divertissement.